Véronique Boissacq-Allen

Mon prénom m'a été donné par une inconnue. Véronique, cela signifie "image vraie". Je suis tombée par hasard à Bruxelles, une ville aussi multiculturelle que ma famille d'origine. Ma grand-mère Allen a disparu mystérieusement à la fin de la deuxième guerre, je sais qu'il ne fallait pas en parler. Mon père m'a expliqué avant de mourir avoir subi la double contrainte nazie à quinze ans, puis avoir été envoyé sur le front russe en 1945. il en est revenu sous forme d'énigme. De moi, je dirai que j'ai survécu. Même si je ne sais pas tout à fait d'où je viens, de France ou de Grande-Bretagne. Je crois à la communication vraie, celle qui se passe de mots, le plus souvent. Lorsque je ne sais pas où je vais, j'y vais avec certitude. Il n'y a pas de vie sans lumière, il n'y a pas de  vie sans amour. Je décline mes équations dans un mouvement circulaire et poétique. Faites que l'univers m'entende. Faites cesser la barbarie, tant qu'il est encore temps.

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