Ann De Ridder

Après avoir essentiellement travaillé dans l’édition et la mode chez Walter Van Beirendonck, Ann s’est sentie attirée par une formation Mixed-Media à Gand. Elle avait toujours manifesté un penchant pour la créativité au travers de la musique, des arts, de la culture et de la mode et, à un certain moment, elle a vécu un « bouleversement complet » de son existence. L’artiste exprime sa créativité à l’aide de techniques de collage et de peintures à l’acrylique – mat ou satiné – souvent au format 20/20 cm.

 

Pour Ann, le travail créatif est le fruit d’un « malaise psychique » et son activité se fonde précisément sur ce malaise, s’incarnant de temps en temps dans un thème spécifique. Ann décrit également le travail créatif comme une forme de « thérapie » qui lui permet de canaliser ses sentiments extrêmement changeants d’une manière non destructive.

 

On retrouve fréquemment dans les œuvres d’Ann de « petits monstres » qui renvoient chaque fois à une façon de représenter la répulsion qu’elle éprouve pour elle-même. Il s’agit la plupart du temps d’autoportraits. « Un problème d’image de soi peut-être ? » Dans la dernière série d’œuvres, où elle a entre autres recouvert un crocodile de morceaux de papier provenant de cartes d’un atlas routier, le crocodile est l’animal monstrueux qui renvoie à Ann « qui ne sait plus du tout où elle va » dans l’existence et espère trouver son chemin grâce aux itinéraires tracés sur les cartes : « À la recherche du chemin perdu ».

 

Les couleurs fluo que l’on retrouve chez Ann étaient plus marquées dans ses œuvres antérieures ; elles matérialisent la « violence » des émotions qu’elle peut ressentir, mais qu’elle ne peut souvent pas exprimer avec autant de force.

 

Ann éprouve beaucoup d’admiration pour Yayoi Kusama, Louise Bourgeois, Ed Templeton, Amen Dunes et Woven Hand qui, selon elle, se livrent aussi énormément à travers leur art, et ce surtout en raison de la stratification de leur expression émotionnelle.

 

Expositions

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